22/09/2007

 

De Gucht: "Le pays n'éclatera pas"

Samedi 22 septembre 2007 il y a 2 h.

(Belga) Le ministre des Affaires étrangères Karel De Gucht a tenu à rassurer l'étranger dans le quotidien Le Soir de samedi à la suite des analyses de la presse étrangère de la crise que la Belgique connaît dans le cadre de la formation de son gouvernement. "Il ne faut pas craindre que la Belgique disparaisse", a-t-il indiqué.

Si M. De Gucht qui est également négociateur de l'Orange bleue n'a pas désiré apporter de commentaires aux articles de la presse étrangère, il pense par contre que "ce qui se passe actuellement n'est pas bon pour la Belgique, mais que cela se dissipera vite dès que qu'on aura un gouvernement". M. De Gucht ne craint pas que la Belgique perde des marchés dans le monde, mais déclare que le "monde s'étonne, se demande comment c'est possible d'autant que la situation n'évolue pas beaucoup après plus de cent jours". Il ne faut donc, selon le ministre, pas préparer l'étranger à la fin du pays. "La preuve c'est qu'on se dispute depuis 50 ans et qu'on n'est toujours pas séparé. On est finalement un couple très stable: quel couple survivrait à une telle épreuve durant 50 ans", s'interroge M. De Gucht. (PRS)

source : skynet actualité du 22.09.2007

11:02 Écrit par petitlouis dans Actualité | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

18/09/2007

 

belgique

                                                   + 100 jours   

                                                    VIVE LE ROI

                                 VIVE LA BELGIQUE

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12/11/2006

 

Vous m'avez dit

  • Vous m'avez dit, tel soir, des paroles si bellesQue sans doute les fleurs, qui se penchaient vers nous,Soudain nous ont aimés et que l'une d'entre elles,Pour nous toucher tous deux, tomba sur nos genoux. Vous me parliez des temps prochains où nos années,Comme des fruits trop mûrs, se laisseraient cueillir ;Comment éclaterait le glas des destinées,Comment on s'aimerait, en se sentant vieillir. Votre voix m'enlaçait comme une chère étreinte,Et votre coeur brûlait si tranquillement beauQu'en ce moment, j'aurais pu voir s'ouvrir sans crainteLes tortueux chemins qui vont vers le tombeau.

Émile Verhaeren (1855 - 1916)

13:50 Écrit par petitlouis dans Amour | Lien permanent | Commentaires (7) |  Facebook |

 

 

Amour, divin rôdeur

Amour, divin rôdeur, glissant entre les âmes,Sans te voir de mes yeux, je reconnais tes flammes.Inquiets des lueurs qui brûlent dans les airs,Tous les regards errants sont pleins de tes éclairs...C'est lui ! Sauve qui peut ! Voici venir les larmes !...Ce n'est pas tout d'aimer, l'amour porte des armes.C'est le roi, c'est le maître, et, pour le désarmer,Il faut plaire à l'Amour : ce n'est pas tout d'aimer !

Marceline Desbordes Vilmain

13:46 Écrit par petitlouis dans Amour | Lien permanent | Commentaires (1) |  Facebook |

 

 A la femme aimée Lorsque tu vins, à pas réfléchis, dans la brume,
Le ciel mêlait aux ors le cristal et l’airain.
Ton corps se devinait, ondoiement incertain,
Plus souple que la vague et plus frais que l’écume.
Le soir d’été semblait un rêve oriental
De rose et de santal.

Je tremblais. De longs lys religieux et blêmes
Se mouraient dans tes mains, comme des cierges froids.
Leurs parfums expirants s’échappaient de tes doigts
En le souffle pâmé des angoisses suprêmes.
De tes clairs vêtements s’exhalaient tour à tour
L’agonie et l’amour.

Je sentis frissonner sur mes lèvres muettes
La douceur et l’effroi de ton premier baiser.
Sous tes pas, j’entendis les lyres se briser
En criant vers le ciel l’ennui fier des poètes
Parmi des flots de sons languissamment décrus,
Blonde, tu m’apparus.

Et l’esprit assoiffé d’éternel, d’impossible,
D’infini, je voulus moduler largement
Un hymne de magie et d’émerveillement.
Mais la strophe monta bégayante et pénible,
Reflet naïf, écho puéril, vol heurté,
Vers ta Divinité.

 

Renée Vivien

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Mon amour

 

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Comme à ces bains de nuit
Durant l'été,
Chacun portait en lui
Sa vérité.
La statue de sel
Etait celle
Qui semblait être la plus belle
D'entre elles
Mais la lune suspendue
Elle a fondu.

Je n'ai pas su lui dire
Les mots pour la retenir.

Mon amour,
Je t'aimerai pour toujours,
Pour toujours.
Mon amour,
Je t'aimerai pour toujours,
Pour toujours.

On avait vu
Le miracle de loups
Qui ne sont pourtant
Pas meilleurs que nous.

Les flocons sur sa taille fine
Comme s'il tombait des hermines
Des nues

Mais lorsque la neige a fondu
Elle était nue.

Je n'ai pas su lui dire
Les mots pour la retenir.
Mon amour,
Je t'aimerai pour toujours,
Pour toujours.
Mon amour,
Je t'aimerai pour toujours,
Pour toujours
...

 

 

Gérard Manset


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