12/11/2006

 

Vous m'avez dit

  • Vous m'avez dit, tel soir, des paroles si bellesQue sans doute les fleurs, qui se penchaient vers nous,Soudain nous ont aimés et que l'une d'entre elles,Pour nous toucher tous deux, tomba sur nos genoux. Vous me parliez des temps prochains où nos années,Comme des fruits trop mûrs, se laisseraient cueillir ;Comment éclaterait le glas des destinées,Comment on s'aimerait, en se sentant vieillir. Votre voix m'enlaçait comme une chère étreinte,Et votre coeur brûlait si tranquillement beauQu'en ce moment, j'aurais pu voir s'ouvrir sans crainteLes tortueux chemins qui vont vers le tombeau.

Émile Verhaeren (1855 - 1916)

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Amour, divin rôdeur

Amour, divin rôdeur, glissant entre les âmes,Sans te voir de mes yeux, je reconnais tes flammes.Inquiets des lueurs qui brûlent dans les airs,Tous les regards errants sont pleins de tes éclairs...C'est lui ! Sauve qui peut ! Voici venir les larmes !...Ce n'est pas tout d'aimer, l'amour porte des armes.C'est le roi, c'est le maître, et, pour le désarmer,Il faut plaire à l'Amour : ce n'est pas tout d'aimer !

Marceline Desbordes Vilmain

13:46 Écrit par petitlouis dans Amour | Lien permanent | Commentaires (1) |  Facebook |

 

 A la femme aimée Lorsque tu vins, à pas réfléchis, dans la brume,
Le ciel mêlait aux ors le cristal et l’airain.
Ton corps se devinait, ondoiement incertain,
Plus souple que la vague et plus frais que l’écume.
Le soir d’été semblait un rêve oriental
De rose et de santal.

Je tremblais. De longs lys religieux et blêmes
Se mouraient dans tes mains, comme des cierges froids.
Leurs parfums expirants s’échappaient de tes doigts
En le souffle pâmé des angoisses suprêmes.
De tes clairs vêtements s’exhalaient tour à tour
L’agonie et l’amour.

Je sentis frissonner sur mes lèvres muettes
La douceur et l’effroi de ton premier baiser.
Sous tes pas, j’entendis les lyres se briser
En criant vers le ciel l’ennui fier des poètes
Parmi des flots de sons languissamment décrus,
Blonde, tu m’apparus.

Et l’esprit assoiffé d’éternel, d’impossible,
D’infini, je voulus moduler largement
Un hymne de magie et d’émerveillement.
Mais la strophe monta bégayante et pénible,
Reflet naïf, écho puéril, vol heurté,
Vers ta Divinité.

 

Renée Vivien

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Mon amour

 

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Comme à ces bains de nuit
Durant l'été,
Chacun portait en lui
Sa vérité.
La statue de sel
Etait celle
Qui semblait être la plus belle
D'entre elles
Mais la lune suspendue
Elle a fondu.

Je n'ai pas su lui dire
Les mots pour la retenir.

Mon amour,
Je t'aimerai pour toujours,
Pour toujours.
Mon amour,
Je t'aimerai pour toujours,
Pour toujours.

On avait vu
Le miracle de loups
Qui ne sont pourtant
Pas meilleurs que nous.

Les flocons sur sa taille fine
Comme s'il tombait des hermines
Des nues

Mais lorsque la neige a fondu
Elle était nue.

Je n'ai pas su lui dire
Les mots pour la retenir.
Mon amour,
Je t'aimerai pour toujours,
Pour toujours.
Mon amour,
Je t'aimerai pour toujours,
Pour toujours
...

 

 

Gérard Manset


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04/11/2006

 

Des paroles de douceur,
Des moments de bonheur.
Des regards échangés,
Un zeste de complicité.
Des étoiles dans les yeux,
La joie d'être deux.
Main dans la main,
Suivre le même chemin.
Des rêves plein le coeur,
Que du plaisir, aucune rancoeur.
Aimer et oublier
Les blessures du passé.
Juste la magie de l'amour,
Une belle vie pour toujours.

- Julie Jamar -

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Ah! quand l'amour

Ah ! Quand l'amour emplit nos cœurs
De joie de vivre
Et de soleil, un jour tant de bonheur
Vient enfin
Et nous emporte et nous enivre
Et chante soir et matin.
On se souvient
D'avoir été triste et morose,
Oui, mais ces temps anciens
Sont effacés
Et l'on sourit, tout en cueillant la rose,
Offerte à présent et sans rancune pour le passé.
Ô monts et merveilles, nature tu n'es p1us la même.
Je n'ai souvenir d'aucun de ces lieux si doux,
L'espace d'un aveu, le temps de se dire "je t'aime"
Et toute la magie du monde est là devant nous.

 

Charles Trenet


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